Qui dit musculation dit muscler ses abdos, ses fessiers, ses bras ou ses pectoraux. Mais muscler son cœur ? Personne n’en parle. Et pourtant, il s’agit d’une priorité absolue. En effet, le cœur étant un muscle, il possède la capacité de se développer ou de s’affaiblir. Heureusement, il s’avère réactif à l’entraînement. À condition de savoir comment stimuler intelligemment cet organe vital. Mode d’emploi.
En battant plus de 100 000 fois par jour pour propulser le sang dans l’ensemble du corps, le cœur agit comme une pompe ultra-performante. Chaque contraction envoie l’oxygène indispensable au cerveau, aux muscles et aux organes. Résultat, sans lui, aucune endurance ni aucune énergie possible.
Attention toutefois, un cœur peu sollicité perd peu à peu en puissance. Sa contraction devient moins efficace au fil du temps. Il envoie moins de sang dans l’organisme, récupère moins vite et s’avère moins résistant face au stress. À l’inverse, un cœur entraîné devient plus fort, plus endurant et plus économe.
La sédentarité constitue l’un des principaux ennemis du système cardiovasculaire. En clair, moins on bouge, moins le muscle cardiaque est stimulé et plus il perd en efficacité.
A ce titre, muscler son cœur permet :
Un cœur entraîné se contracte plus puissamment, envoyant davantage de sang à chaque battement. Résultat : au repos, il bat moins vite tout en étant plus efficace.
Bonne nouvelle, après quelques mois d’entraînement régulier, on observe généralement une baisse du rythme cardiaque au repos. C’est ce qu’on appelle une économie d’énergie. Le cœur travaille mieux, tout en faisant moins d’effort.
La réponse tient en un mot : cardio. Les activités basées sur un entraînement cardiovasculaire constituent un sport pour le cœur. Elles reposent sur un principe simple : augmenter progressivement la fréquence cardiaque et maintenir un effort régulier.
La bonne intensité exige de pouvoir parler pendant l’effort.
S’entraîner en douceur est essentiel. Marche rapide, vélo, natation ou footing léger constituent d’excellentes bases.
La formule pour calculer sa FMT est simple : 220 – votre âge = fréquence maximale théorique.
A noter : par prudence, il est recommandé de ne pas dépasser 80 % de cette valeur lors des séances.
Idéalement, on conseille des séances de 30 à 60 minutes à raison de 3 fois par semaine. Le cardio-training en salle (vélo assis, rameur, tapis de course, vélo elliptique ou cours collectifs cardio) autorise un travail précis et progressif du système cardiovasculaire.
Les bénéfices apparaissent rapidement puisqu’on constate généralement une amélioration du souffle après 2 à 3 semaines. Après 6 semaines, la récupération s’améliore et une sensation d’énergie se fait sentir. Enfin, après 2 à 3 mois, une transformation mesurable du rythme cardiaque au repos intervient.
Bon à savoir : si le cœur s’adapte vite, il est indispensable de se montrer régulier dans la pratique sportive pour obtenir des résultats durables.
Il n’existe pas de discipline unique préconisée pour muscler le cœur. Toutefois, plusieurs pratiques cardio s’imposent :
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Auteur : Séverine Skom