Parmi les recommandations en matière d’hydratation sportive, il est courant d’entendre que mieux vaut boire avant de ressentir la soif. Si cette recommandation perdure depuis de longues années, les connaissances ont depuis évolué. Désormais, les spécialistes considèrent que la réponse dépend avant tout du contexte. Et pour cause, tous les efforts physiques ne répondent pas aux mêmes règles. Décryptage.
La soif est un mécanisme de défense naturel qui aide l’organisme à maintenir son équilibre hydrique. Lorsque le corps perd de l’eau par la transpiration, la respiration ou les urines, des récepteurs situés dans le cerveau déclenchent progressivement cette sensation afin de nous inciter à boire. Chez un adulte en bonne santé, ce signal constitue généralement un indicateur fiable des besoins en eau.
Au quotidien, il n’est généralement pas nécessaire de se forcer à boire en cas d’absence de soif. Les recommandations récentes invitent plutôt à écouter les signaux de son organisme avant tout.
En revanche, la situation s’avère différente lors d’un effort prolongé, d’un entraînement par forte chaleur ou chez certaines personnes plus fragiles, comme les personnes âgées, dont la sensation de soif peut être moins marquée. Dans ces situations, anticiper légèrement les pertes hydriques permet de limiter le risque de déshydratation et de préserver les performances physiques.
Cela peut sembler surprenant, mais une consommation excessive d’eau peut également s’avérer problématique. Lors d’épreuves d’endurance telles qu’un marathon ou un trail, boire au-delà de ses besoins peut entraîner une hyponatrémie, c’est-à-dire une baisse anormale du taux de sodium dans le sang. Cette complication, potentiellement grave, explique pourquoi les recommandations ont évolué ces dernières années vers une hydratation plus individualisée.
La meilleure stratégie en matière d’hydratation ? Elle consiste à boire régulièrement tout au long de la journée et à adapter ses apports en fonction de la chaleur, de l’activité physique et de la transpiration. La couleur des urines incarne en outre un bon repère. En effet, une urine jaune pâle traduit généralement une hydratation satisfaisante tandis que des urines foncées évoquent un manque d’eau. Enfin, lors des séances longues ou très intenses, les boissons contenant des électrolytes peuvent compléter utilement les apports en eau afin de compenser les pertes liées à la transpiration.
Vous l’aurez compris, une bonne hydratation fait partie intégrante de la performance et de la récupération. Un doute, une interrogation ? Les coachs WellNess Sport Club répondent à vos questions et vous guident tout au long de votre progression. Rejoignez notre communauté et expérimentez l’univers premium by WellNess !
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Auteur : Séverine Skom