Le processus de prise de muscle évolue tout au long de notre vie. Evidemment, passé 45 ans, le corps reste capable de progresser, mais il se fait plus exigeant sur la manière dont il est sollicité. On fait le point sur l’entraînement à déployer pour développer sa masse musculaire à cette période. Explications.
Si la capacité d’hypertrophie s’avère toujours présente, certains paramètres évoluent toutefois. Une récupération plus lente, une synthèse protéique légèrement réduite et des variations hormonales contraires freinent alors la prise de muscle. En prime, le corps développe ce que l’on appelle une résistance anabolique : le muscle répond moins facilement au stimulus de l’entraînement.
Comment contrer les effets de ces facteurs limitants ?
En adoptant de bons réflexes ciblés :
La clé, pour développer ses muscles à cet âge, repose sur trois piliers : régularité, qualité et progressivité. Ainsi, deux à quatre séances par semaine suffisent pour progresser.
Du côté des exercices, les mouvements polyarticulaires constituent des incontournables : squats, fentes, pompes, tirages permettent en effet un travail global et efficace. En outre, ils stimulent un maximum de masse musculaire et activent les réponses hormonales.
A noter : après 45 ans, intégrer des exercices de force (avec des charges adaptées et des séries de 6 à 10 répétitions) devient particulièrement intéressant pour préserver la puissance musculaire et la densité osseuse.
Après 45 ans, la baisse hormonale (chez les hommes comme chez les femmes) favorise la perte musculaire (sarcopénie), l’augmentation de la masse grasse et par conséquent, une baisse du métabolisme.
Dès lors, le renforcement musculaire agit comme un régulateur naturel : il améliore l’environnement hormonal, optimise la sensibilité à l’insuline et limite le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal.
A noter : la musculation constitue un des outils les plus efficaces pour contrer les effets de l’âge sur la composition corporelle.
Le cardio, pratiqué seul, ne suffit pas toujours à transformer durablement la silhouette. S’il permet de brûler des calories et d’améliorer la condition physique, il ne stimule pas significativement la prise de muscle.
À l’inverse, le renforcement musculaire agit en profondeur en :
Avec la résistance anabolique qui freine la prise de muscle, les besoins évoluent. Ainsi, les apports recommandés en macronutriments privilégient un apport en protéines à raison de 1,2 à 1,6 g/kg (jusqu’à 1,8 g/kg si sportif), en glucides pour soutenir l’effort et en lipides, indispensables à l’équilibre hormonal.
Ce qui change : ces apports doivent idéalement être répartis sur la journée (3 à 4 prises) afin d’optimiser l’assimilation et la réponse musculaire.
Autre point crucial, avec l’âge, une inflammation de bas grade peut s’installer et freiner la progression musculaire. Pour l’éviter, une alimentation riche en antioxydants (fruits, légumes), oméga-3 et micronutriments (vitamine D, magnésium) s’impose.
C’est en période de récupération que se joue une grande partie des résultats car le muscle se développe pendant la récupération et non pas pendant l’entraînement.
Les trois règles d’or à retenir ?
En conclusion, c’est en combinant entraînement adapté, nutrition cohérente et récupération suffisante que la prise de muscle après 45 ans s’avère non seulement possible, mais aussi durable. L’essentiel étant de ne pas subir les changements corporels mais de les comprendre pour les maîtriser.
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Crédit photo : Freepik.
Auteur : Séverine Skom